Site internet d'avocat : les 5 infractions RIN les plus fréquentes

Pourquoi les sites d'avocats sont dans le viseur des ordres
Depuis 2021, plusieurs barreaux ont intensifié leurs contrôles des supports de communication numériques. Les sites internet représentent aujourd'hui la première cause de saisine disciplinaire liée à la publicité, devant les réseaux sociaux. Voici les manquements constatés le plus fréquemment.
1. Afficher des avis clients
Le RIN interdit formellement le recueil et la publication de témoignages clients. Peu importe que les avis soient positifs, anonymisés ou sollicités — leur présence sur le site constitue une infraction. Cela inclut les widgets Google Reviews, les étoiles Trustpilot et les citations directes.
L'alternative conforme : un lien vers votre fiche Google Business Profile, hébergée par un tiers, suffit à orienter les visiteurs vers des avis sans les intégrer à votre site.
2. Se présenter comme « expert » ou « spécialiste »
Ces deux termes sont réservés aux avocats titulaires d'un certificat de spécialisation délivré par le CNB. Les formulations « cabinet expert en droit des affaires » ou « spécialiste du droit pénal » sans certificat exposent à une sanction ordinale, même si l'expérience est réelle.
La formulation correcte est « domaines d'intervention » ou « domaines de pratique ».
Ce que vous pouvez dire
- ✓ « Mes domaines d'intervention : droit social, droit de la famille »
- ✓ « Je consacre une part significative de mon activité au droit pénal des affaires »
- ✗ « Expert en droit social » (sans certificat)
- ✗ « Cabinet spécialisé en droit de la famille » (sans certificat)
3. Afficher des honoraires à titre indicatif
Sauf dans le cas de forfaits clairement délimités dans leur périmètre, l'affichage tarifaire sur un site d'avocat est délicat. Un « à partir de 500 € » peut être considéré comme trompeur si le périmètre de la prestation n'est pas rigoureusement défini. Consultez votre bâtonnier avant toute communication tarifaire publique.
4. Omettre les mentions légales obligatoires
Tout site doit indiquer : nom et prénom de l'avocat, barreau d'appartenance, numéro d'inscription, adresse professionnelle, assurance RCP (assureur + couverture géographique). L'absence de l'une de ces mentions constitue un manquement aux règles de communication de la profession.
5. Utiliser des photos ou visuels non libres de droits
L'usage de photographies issues de banques d'images sans licence professionnelle expose le cabinet à des réclamations civiles. Mais c'est aussi un signal de déséquilibre : un avocat attentif aux droits des autres doit l'être aussi pour son propre site.
La conformité RIN n'est pas une contrainte supplémentaire — c'est un avantage concurrentiel. Un site conforme inspire confiance, évite les sanctions et protège votre réputation professionnelle à long terme.
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